La "Ley de Neuroderechos y Neurotecnologías" est un projet de loi chilien visant à encadrer juridiquement l'utilisation des neurotechnologies afin de protéger les droits mentaux fondamentaux des citoyens face aux avancées de l’intelligence artificielle et des interfaces cerveau-machine.
Objectifs principaux
Cette loi vise à prévenir les risques liés à la lecture, manipulation ou exploitation des données neuronales, en garantissant :
- La protection de la vie privée cognitive,
- La préservation de l'identité mentale,
- Le respect de la libre volonté,
- L'équité dans l'accès aux neurotechnologies,
- La prévention des biais algorithmiques cognitifs.
Neurodroits définis
Le texte introduit officiellement plusieurs neurodroits : vie privée neuronale, identité personnelle, libre arbitre cognitif, équité neurotechnologique et transparence algorithmique.
Mesures prévues
La loi propose :
- La création d’une autorité nationale de régulation des neurotechnologies,
- Des obligations de consentement éclairé renforcé,
- Des sanctions en cas de manipulation mentale ou d’utilisation abusive de données cérébrales,
- Un cadre éthique pour la recherche et la commercialisation.
Un projet pionnier à l'échelle mondiale
Portée par le sénateur Guido Girardi, cette loi s’inscrit dans une vision globale promue par des experts internationaux comme le neuroscientifique Rafael Yuste. Le Chili devient ainsi le premier pays à formuler une protection légale explicite de l’intégrité mentale humaine face aux technologies du futur.